samedi 26 novembre 2011

CGTT: thèse et antithèse

Fin de semaine marquée par le conflit déchirant en deux la Confédération Générale Tunisienne du Travail (CGTT) avec une scission déclenchée par un certain nombre de membres du syndicats contestant l’autorité du bureau exécutif présidé par M. Habib Guiza, action qui a donné lieu à l’élection de 11 nouveaux dirigeants et l’adoption d’un nouveau statut.

Nous avons permis aux différents parties de s'exprimer dans Fi Kilmtine histoire de répondre à un certain nombre de questions telles que: Quel est la légitimité juridique de cette action? Que reproche t'on à Habib Guiza? Est il un dictateur? Comment se défend se dernier? Quels sont les arguments des uns et des autres?

THÈSE

Habib Guiza

Nous avons commencé par inviter le 24 novembre M.Habib Guiza, en lui demandant de répondre aux accusations lancées par M.Nassreddine Bouzaraa, élu lors de la "mutinerie" SG de la CGTT. Habib Guiza a rappelé l'historique de la CGTT et le rôle fondamental qu'il a joué depuis 2006. Il a rappelé  qu'un commissaire aux comptes a été désigné pour le suivi financier des dépenses effectuées, et qu'il poursuivra en justice tous ceux qui le diffameront. Habib Guiza conteste la légitimité juridique de l'action des putschistes et estime que l'action réalisée n'est pas légale. Il maintient le rendez-vous des 3 et 4 décembre du congres de la CGTT.

lien vers le podcast de l'interview de M. Habib Guiza

ANTITHÈSE

Issam El Adab et Walid Balti

Le lendemain, Sofiane Bejaoui, Issam El Adab et Walid Balti, représentants des auteurs de la fronde visant à "dégager" M. Habib Guiza, ont répondu point par point et ont expliqué les raisons de leur action. Nous avons essayé de comprendre pourquoi ils continuent de définir Habib Guiza comme coordinateur de la CGTT et non pas Secrétaire Général, ils contestent la légitimité du règlement intérieur de la CGTT qu'ils accusent d'avoir été défini à leur insu. Ils ont répondu aux accusations portées contre eux par rapport à la légitimité de leur action car n'ayant pas réuni la majorité des 2/3 des bureaux syndicaux, pourquoi ne pas avoir attendu le congrès des 3 et 4 décembre pour réaliser leur action...

Lien vers le podcast de la réponse des putschistes 


SYNTHÈSE

Maintenant que vous avez écouté les deux parties s'exprimer, à vous de vous faire votre propre opinion.

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